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UNE MISSION COMMERCIALE DU RÉSEAU GRANDS LACS-VOIE MARITIME DU SAINT-LAURENT EXAMINE LE TRANSPORT MARITIME À COURTE DISTANCE EN ALLEMAGNE

(St. Catharines, le 19 octobre 2005) – L’administrateur de la Saint Lawrence Seaway Development Corporation Albert S. Jacquez et le président de la Corporation de Gestion de la Voie Maritime du Saint-Laurent Richard Corfe dirigent une délégation de 22 cadres supérieurs américains et canadiens des secteurs public et privé du milieu maritime de la région des Grands Lacs, en mission d’une semaine en Angleterre et en Allemagne. La délégation visite actuellement les ports et terminaux de Hambourg, Brême et Brake, dans la région allemande de Basse-Saxe, pour se renseigner sur leurs activités de transport maritime à courte distance et de transport par conteneur.


Le transport maritime à courte distance, un mode efficace de transport des marchandises établi de longue date en Europe, est récemment ressorti comme un moyen viable d’intégrer transports ferroviaires et routiers pour l’expédition de marchandises en Amérique du Nord. L’intérêt porté au transport maritime à courte distance a été particulièrement élevé dans le réseau binational Canada-États-Unis de la Voie maritime du Saint-Laurent, qui sert de porte d’entrée au centre agricole et manufacturier du continent.


« Alors que l’on prévoit que le commerce mondial triplera au cours des 20 prochaines années, le réseau de la Voie maritime a la capacité nécessaire pour doubler le volume de marchandises transportées grâce à l’infrastructure existante, a déclaré M. Jacquez. L’Europe a montré la voie à suivre en développant le transport maritime à courte distance, mais pour que ce soit efficace dans notre marché, nous devons pouvoir montrer que nous sommes économiques et fiables, et que nous avons la capacité voulue. »


Les goulots d’étranglement et les retards aux grands ports côtiers, la congestion routière, la disponibilité limitée de wagons ferroviaires et les délais aux passages frontaliers pressent de plus en plus les expéditeurs du monde entier à rechercher d’autres moyens de livrer leurs marchandises. Le transport marchandise déplace davantage de marchandises en termes de tonne-mille par gallon de carburant que les trains ou les camions, est plus écologique et affiche un excellent dossier en matière de sécurité. Le réseau Grands Lacs-Voie maritime du Saint-Laurent offre une option viable aux expéditeurs en quête de nouvelles solutions de transport.


Deux initiatives en matière de transport maritime à courte distance, visant respectivement les produits d’aluminium et le bois, ont été lancées récemment dans le réseau Grands Lacs-Voie maritime. L’usine rénovée et agrandie de l’Aluminerie Alouette, à Sept-Îles (Québec), la plus grande des Amériques, expédie chaque semaine des lingots par chaland remontant le fleuve Saint-Laurent jusqu’à Trois-Rivières, puis par la Voie maritime jusqu’à Toledo (Ohio). Le géant des produits forestiers Kruger utilise aussi l’Autoroute H2O au lieu de la route 138 encombrée : il a commencé à expédier des copeaux de bois par chaland depuis Forestville (Québec) jusqu’à Trois-Rivières.


« Nous faisons tout pour encourager le développement du transport maritime à courte distance sur les Grands Lacs, a affirmé M. Corfe. En plus de recourir aux navires conçus pour le transport court-courrier de marchandises, nous nous penchons sur l’utilisation de navires plus petits expressément adaptés à cette fin. »


Lors de l’ouverture de la Voie maritime cette année, la Corporation de Gestion de la Voie maritime du Saint-Laurent a annoncé une réduction pendant trois ans des droits d’éclusage pour tous les navires transportant de « nouvelles marchandises » par conteneurs ou autres petites cargaisons. « Nous commençons seulement à voir la tendance au transport maritime à courte distance s’implanter, et des efforts concertés seront déployés pour le promouvoir vigoureusement dans notre réseau », a ajouté M. Corfe.


Les délégués de la mission commerciale de la Voie maritime rencontrent des cadres supérieurs d’entreprises maritimes européennes, des représentants gouvernementaux, des organisations maritimes internationales, des exportateurs de marchandises en vrac et des représentants de l’industrie des croisières. Les rencontres individuelles avec des chefs de file et décideurs de l’industrie maritime visent à promouvoir l’utilisation du réseau Grands Lacs-Voie maritime du Saint-Laurent. Des directeurs de ports, directeurs du marketing, agents maritimes, représentants de l’industrie des croisières et spécialistes du commerce maritime représentent divers ports américains et canadiens des Grands Lacs.